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Marché du café en France : l’Iced Coffee gagne du terrain dans le hors domicile

1 oct.
5 min de lecture
Marché du café en France


Le café est l’un des produits les plus installés dans les habitudes de consommation hors domicile. Pourtant, derrière cette apparente stabilité, la catégorie évolue.


Les formats ne pèsent pas tous le même poids, les occasions de consommation se diversifient et certaines sous-catégories encore relativement petites commencent à afficher des dynamiques significatives.


L’analyse des données sell-out observées par Fyre sur un panel de 1 383 établissements en France, représentant plus de 2,8 millions de transactions, permet de mieux comprendre la structure actuelle de la catégorie Coffee et d’identifier certains signaux à suivre.



L’Espresso reste au cœur de la consommation de café


Sans grande surprise, l’Espresso reste la première sous-catégorie observée.

Sur les 26 semaines analysées, près de 2,5 millions d’unités d’Espresso ont été vendues dans le panel Fyre France.


L’indicateur de part de catégorie le place également très largement en tête, avec 38%.


L’Espresso conserve donc une place centrale dans la consommation de café hors domicile. Il reste un produit incontournable dans les établissements, loin devant de nombreux formats plus récents ou plus spécialisés.


Mais derrière cette domination, la catégorie est loin d’être homogène.



Trois grands formats structurent l’essentiel de la catégorie


La lecture de la part de catégorie fait ressortir trois grandes familles.


Espresso représente 38%, devant Regular Brewed Coffee à 20% et Café Latte & Coffee With Milk à 19%.

À eux trois, ces formats concentrent donc une très large part de la consommation observée.


Derrière eux, Cappuccino représente 8%, tandis qu’Americano atteint 4%.


Les autres formats constituent chacun des segments plus restreints : Macchiato, Flat White, Decaffeinated Coffee, Mocha ou encore Cortado.


Cette structure met en évidence un marché à deux vitesses : quelques formats très installés concentrent l’essentiel de la catégorie, tandis qu’une longue traîne de produits répond à des occasions et des attentes plus spécifiques.



L’Iced Coffee affiche une croissance de +25,6%


C’est probablement le signal le plus intéressant de l’analyse.

Sur les 26 dernières semaines comparables, les Iced Coffee Drinks progressent de 25,6% en volume par rapport à la même période un an plus tôt.


Une progression particulièrement forte pour une sous-catégorie qui ne représente encore que 3,2% de la catégorie.


Autrement dit, l’Iced Coffee est encore loin de peser autant que l’Espresso ou les formats classiques, mais sa dynamique mérite clairement d’être surveillée.


Un segment n’a pas besoin d’être dominant pour devenir stratégique. Une croissance rapide à partir d’une base encore limitée peut révéler l’apparition de nouvelles occasions de consommation, de nouveaux usages ou de nouveaux profils de consommateurs.



Un format encore petit, mais déjà visible dans les volumes


Sur la période observée, environ 73 000 unités d’Iced Coffee Drinks ont été vendues dans le panel Fyre France.

À titre de comparaison, l’Espresso dépasse largement les 2,5 millions d’unités, tandis que Café Latte & Coffee With Milk atteint environ 736 000 unités.


L’écart reste donc considérable.

Mais la question intéressante n’est pas seulement celle de la taille actuelle du segment. Elle est surtout celle de sa trajectoire.


Une progression de +25,6% en un an, observée sur un panel comparable, signifie que le mouvement ne s’explique pas simplement par l’arrivée de nouveaux établissements dans l’échantillon.


Il existe bien une dynamique à l’intérieur des points de vente suivis.



Une longue traîne de formats complète le marché


Les données de volume permettent également de mesurer la diversité de l’offre Coffee.

Regular Brewed Coffee et Cappuccino représentent chacun environ 179 000 unités vendues, devant Americano à 123 000 unités, Macchiato à 105 000 et Decaffeinated Coffee à 91 000.


Plus bas dans la catégorie, on retrouve Flat White avec environ 51 000 unités, Mocha avec 17 000 et Cortado avec environ 5 500 unités.


Ces volumes relativement faibles ne signifient pas que ces produits sont sans intérêt.


Ils peuvent au contraire répondre à des contextes très spécifiques : certaines typologies d’établissements, certaines clientèles, des zones géographiques particulières ou des moments précis de la journée.


C’est justement là que la lecture nationale atteint ses limites — et que l’analyse plus détaillée devient intéressante.



L’Iced Coffee traduit-il l’émergence de nouvelles occasions ?


Les chiffres permettent de constater la croissance de l’Iced Coffee. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’en expliquer la cause.


Plusieurs questions se posent alors.


Cette croissance vient-elle davantage des cafés et coffee shops que des restaurants ? Est-elle concentrée dans les grandes villes ? Est-elle particulièrement forte chez certains types de consommateurs ? Existe-t-il un effet saisonnier important ? Quels formats, recettes ou marques captent réellement cette progression ?

La réponse à ces questions nécessite de descendre d’un niveau dans la donnée. Mais le signal national permet déjà d’identifier un sujet à explorer.


Pour une marque présente dans le café ou les boissons prêtes à consommer, comprendre les occasions derrière la croissance de l’Iced Coffee peut devenir aussi important que mesurer sa part actuelle.



Le décaféiné conserve lui aussi une place identifiable


Les Decaffeinated Coffee représentent environ 91 000 unités vendues sur la période analysée et autour de 1% de la catégorie dans l’indicateur de part.


Ce n’est pas une dynamique comparable à celle de l’Iced Coffee, mais c’est un autre exemple de segmentation de la consommation.


Une partie des consommateurs ne choisit plus simplement entre « café » et « pas de café ». Ils arbitrent entre différents formats, différents niveaux de caféine, différentes recettes et différentes occasions.


Pour les opérateurs comme pour les marques, la lecture de la catégorie doit donc progressivement dépasser la seule vision du volume total Coffee.



Ce que ces données peuvent changer pour les marques


Pris séparément, les chiffres donnent une photographie de la catégorie. Mis ensemble, ils permettent surtout de poser de meilleures questions.


Quels types d’outlets tirent la croissance de l’Iced Coffee ?

Dans quelles zones géographiques le segment progresse-t-il le plus ?

À quels moments de la journée est-il consommé ?

Quels produits, recettes ou formats gagnent réellement du terrain ?

La croissance vient-elle de nouvelles occasions ou d’un transfert depuis d’autres formats Coffee ?


Ce sont ces questions qui permettent de passer d’un simple constat de marché à une véritable lecture commerciale.


La donnée sell-out permet alors de se rapprocher de la consommation réelle : ce qui est effectivement acheté, dans quels établissements et à quel moment.



À retenir - Marché du café en France


La catégorie Coffee reste largement structurée autour de ses formats historiques, avec Espresso en tête à 38% de part de catégorie et près de 2,5 millions d’unités observées sur la période.


Mais derrière cette stabilité apparente, un signal mérite particulièrement l’attention : Iced Coffee Drinks progresse de 25,6% en volume sur un an et représente désormais 3,2% de la catégorie dans le panel analysé.


Le segment reste encore limité en taille, mais sa trajectoire montre que les usages du café hors domicile continuent d’évoluer.


Et comme souvent, les opportunités les plus intéressantes ne se trouvent pas uniquement dans les plus gros segments. Elles peuvent aussi se cacher dans ceux qui commencent à bouger plus vite que les autres.


Méthodologie

Cette analyse du marché du café en France repose sur les données POS sell-out Fyre observées en France sur 1 383 établissements et 2 800 751 transactions.

La période actuelle couvre les 26 dernières semaines complètes, du 19 janvier au 20 juillet 2026. La comparaison avec l’année précédente porte sur la période du 20 janvier au 21 juillet 2025, sur un panel comparable pour les analyses d’évolution.

Les données décrivent le panel Fyre France et ne doivent pas être interprétées comme représentant l’ensemble du marché français du café hors domicile.

 
 
 

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