Pourquoi les restaurateurs sous-estiment le pouvoir de leurs données
- Claire Brunaud

- 20 nov. 2025
- 4 min de lecture

Un restaurateur m’a dit un jour :“La data ? Je laisse ça aux grandes chaînes. Moi, j’ai juste une caisse et beaucoup de boulot.”
Cette phrase résume parfaitement un phénomène que l’on observe partout dans le foodservice : les restaurateurs génèrent des données en continu, mais exploitent à peine 5% de leur potentiel.
Et pourtant… ces données pourraient leur faire gagner du temps, augmenter leurs marges et rendre leurs décisions beaucoup plus simples au quotidien.
Alors pourquoi ce décalage ? Pourquoi tant d’acteurs HoReCa passent à côté d’un levier aussi puissant ?
Plongeons dans le sujet.
Parce que les données semblent “complexes” pour les restaurateurs alors qu’elles sont déjà là
Dans l’esprit de nombreux restaurateurs, “la data” évoque des dashboards compliqués, des Excel interminables, ou des projets tech hors de portée.
En réalité, la data est déjà dans le restaurant :
chaque ticket de caisse,
chaque commande,
chaque annulation,
chaque vente par jour, par heure, par produit.
Le problème, ce n’est pas le manque de données. C’est leur chaos.
Dans une industrie fragmentée, les données de caisse sont souvent désordonnées, incomplètes ou impossibles à comparer entre établissements .
Impossible donc de transformer ces chiffres en décisions concrètes.
C’est précisément ce que Fyre a cherché à résoudre en connectant plus de 120 000 établissements à travers l’Europe pour structurer automatiquement les données POS et les rendre exploitables .
Parce qu’ils pensent que “l’expérience suffit”
Les restaurateurs ont un sens du terrain exceptionnel.
Ils savent lire une salle, sentir une tendance, identifier un produit qui fonctionne. Mais l’expérience a un angle mort : elle ne montre pas la réalité complète, seulement ce qu’on observe.
Un exemple très concret :
Un chef pensait que son plat star était “le burger maison”.
En réalité, les données montraient que le burger générait du volume, mais pas de marge. Le vrai champion de rentabilité était un plat plus simple… qu’il comptait retirer de la carte.
Sans data, il aurait supprimé son produit le plus profitable.
L’expérience donne de l’intuition. La data donne de la précision.Les deux ensemble transforment la performance.
C’est pour cela que Fyre pousse une approche très opérationnelle : analyse des marges, ratios de rentabilité, matrice produits (Stars, Vaches à lait, Poids morts…), segmentation des catégories, etc.
Parce qu’ils imaginent que la data sert seulement à “analyser le passé”
C’est faux, et c’est une des raisons principales de la sous-estimation du sujet.
La data ne sert pas seulement à constater ce qui s’est passé. Elle sert à anticiper et piloter.
Avec MarketPulse de Fyre, par exemple, les restaurateurs peuvent suivre les tendances du marché, comprendre comment évoluent les consommations, les prix, les comportements clients ou les catégories en croissance .
Ce type d’information change tout pour :
ajuster une carte avant la haute saison,
repositionner ses prix au bon moment,
identifier les segments qui progressent dans son quartier,
lancer un nouveau produit avec moins de risque.
C’est un avantage compétitif immense, et encore largement sous-exploité.
Parce qu’ils n’ont jamais eu un outil simple et actionnable
Soyons honnêtes : si la data n’a jamais vraiment pris dans la restauration indépendante, ce n’est pas par manque d’intérêt.
C’est parce que les outils étaient :
❌ trop techniques
❌ trop chers
❌ trop éloignés des réalités opérationnelles
❌ pas conçus pour les indépendants ou petits groupes
Les solutions historiques étaient lentes, peu personnalisables, basées sur des panels dépassés avec plusieurs semaines de retard .
La data n’aidait pas vraiment à prendre de bonnes décisions, encore moins à les prendre vite.
Avec Fyre, les choses changent :
Données quotidiennes, pas mensuelles.
Granularité jusqu’au ticket.
Benchmarks marché directement intégrés.
Vue claire des ventes, marges, prix, catégories.
Activations marketing déployées directement en caisse.
Le restaurateur n’a plus besoin de devenir analyste : la plateforme lui montre quoi surveiller, quoi ajuster, quoi activer.
Parce qu’ils sous-estiment l’impact financier de petites décisions data-driven
Un changement de prix de +0,20€ paraît insignifiant. Une carte réduite de 25% semble anodine. Une activation ciblée dans 10 établissements peut sembler “trop petite pour être mesurable”.
Et pourtant… ces “petits” ajustements représentent des milliers d’euros sur l’année.
Chez Fyre, on observe régulièrement :
+15% de rentabilité en trois semaines après optimisation de la carte
-30% de temps administratif grâce à la centralisation des données
Une hausse immédiate des ventes lors d’activations ciblées en caisse, mesurées en temps réel
Un restaurateur est souvent surpris de voir à quel point la data révèle :
les produits qui cannibalisent les marges,
les heures creuses sous-exploitées,
les hausses de coûts non répercutées,
les catégories sur lesquelles il surperforme ou sous-performe face au marché.
La data n’est pas là pour compliquer.Elle est là pour simplifier, et surtout rentabiliser.
Conclusion : la data n’est pas un luxe… c’est un avantage vital
Pendant longtemps, la data n’a pas été pensée pour les restaurateurs.Elle était trop lente, trop chère, trop compliquée.
Aujourd’hui, les choses ont changé.
Les restaurateurs ont désormais accès à :
des données structurées automatiquement,
des indicateurs simples,
des benchmarks marché,
des analyses rentabilité prêtes à l’emploi,
des activations mesurables,
et une vision claire de leur performance.
La seule question devient alors :
👉 Pourquoi se priver d’un outil qui améliore la rentabilité, simplifie les décisions et donne un vrai avantage sur la concurrence ?
La data n’est plus une contrainte. C’est une opportunité. Et ceux qui l’adoptent maintenant auront une longueur d’avance dans les mois à venir.







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