Horeca data : définition, exemples et pourquoi cela va être indispensable en 2026
- Claire Brunaud

- 11 déc. 2025
- 5 min de lecture

En 2026, la data va devenir l’axe stratégique numéro un pour les acteurs du foodservice.
Restaurateurs, bars, cafés, marques de boissons, industriels : tout le monde ressent déjà l’accélération des changements. Les habitudes de consommation évoluent, les prix varient plus vite qu’avant, la concurrence s’intensifie… et la marge se joue désormais au centime près.
Dans ce contexte, la Horeca data, la donnée issue des établissements du secteur CHR, n’est plus un bonus. C’est une boussole. Et ceux qui sauront l’utiliser prendront une longueur d’avance.
Mais qu’est-ce que la Horeca data exactement ? À quoi sert-elle ? Et pourquoi va-t-elle devenir indispensable en 2026 ?
Plongeons dans ce nouveau standard du marché.
Horeca data : de quoi parle-t-on ?
La Horeca data correspond à toutes les informations générées par les établissements du secteur : restaurants, bars, cafés, hôtels, fast-foods, pubs, brasseries, etc.
Elle provient essentiellement des systèmes de caisse (POS) : tickets de vente, quantités vendues, paniers moyens, heures de consommation, catégories de produits…
Le défi historique du secteur ?
Cette data existe… mais elle est fragmentée, chaotique et rarement comparable. Les caisses ne parlent pas entre elles, les formats diffèrent, et les restaurateurs comme les industriels peinent à en tirer quelque chose d’utile. Cette fragmentation empêche les marques de repérer les opportunités marché ou d’optimiser leur activation sur le terrain .
Aujourd’hui, les technologies d’enrichissement, d’IA et de matching CRM changent la donne. On peut désormais transformer ces milliers de tickets en insights fiables et actionnables, à grande échelle.
À quoi ressemble concrètement la Horeca data ?
Pour visualiser ce qu’est réellement cette data, prenons quelques exemples concrets que l’on retrouve dans les solutions Fyre :
1. La donnée de vente (sell-out)
C’est la base : ce que les clients achètent réellement dans les établissements.
Elle permet de répondre à des questions simples mais essentielles :
Quels produits se vendent le mieux selon le jour, l’heure, la région ?
Quels plats tirent la marge du restaurant ?
Comment évoluent les prix moyens dans telle catégorie ?
Fyre peut par exemple suivre le prix moyen d’un soft dans 5 000 établissements avec une marge d’erreur de seulement ±0,04 € grâce à un panel représentatif .
2. Les comportements de consommation
À quelles heures les clients consomment-ils le plus ? Avec quels plats associent-ils telle boisson ?
Ce genre de données permet d’améliorer le positionnement d’un produit, de choisir les bons moments pour pousser une promotion ou d’optimiser une carte.
3. Le suivi des activations
Avec des POS connectés en temps réel, il devient possible de mesurer l’impact d’une opération de marque :
Est-ce que le cocktail mis en avant est vraiment mieux vendu ?
L’opération a-t-elle mieux marché dans tel cluster d’établissements ?
Quel ROI par rapport à un groupe témoin (A/B testing) ?
Coca-Cola a par exemple utilisé la plateforme Fyre pour mesurer son activation Paris 2024 sur plus de 7 000 points de vente et ajuster ses actions en continu .
4. Des segmentations avancées
La Horeca data moderne permet de segmenter le marché de manière ultra-précise :
QSR vs FSR
bars cocktails vs bars traditionnels
premium vs mainstream
lieux petit-déj vs lieux dîner
etc.
Cette granularité était impossible avec les anciennes données on-trade. Fyre propose désormais 56 segments, allant du style culinaire au niveau de qualité, pour refléter la réalité du marché .
Pourquoi la Horeca data devient indispensable en 2026
1. Parce que la rentabilité se joue dans les détails
Un restaurateur peut désormais gagner +15 % de rentabilité en trois semaines simplement en ajustant sa carte, ses prix et ses ratios de marge grâce à une analyse claire de ses ventes .
En 2026, alors que :
les coûts augmentent,
la clientèle est plus volatile,
les établissements doivent se renouveler plus vite,
la capacité à décider à partir de données fiables n’est plus un avantage : c’est une condition de survie.
2. Parce que le marché évolue plus vite que jamais
Les tendances de consommation ne suivent plus un rythme annuel… mais mensuel.
Nouvelles boissons, nouvelles influences, nouveaux moments de consommation : les marques doivent comprendre en temps réel ce qui bouge.
Avec MarketPulse, un panel représentatif de milliers d’établissements, les industriels peuvent suivre les tendances et ajuster leur stratégie de distribution, de prix ou d’innovation beaucoup plus rapidement .
3. Parce que le terrain devient trop complexe pour piloter “à l’instinct”
Les grandes villes sont de véritables labyrinthes de consommation.
L’exemple de Coca-Cola à Paris l’illustre parfaitement :
Sans une segmentation, un clustering et un suivi quotidien des ventes, impossible d’optimiser l’exécution dans plus de 7 000 hotspots. L’activation “à l’instinct” aurait coûté du temps, de l’argent, et beaucoup d’opportunités manquées .
En 2026, chaque euro investi doit être mesuré.
La data devient le seul moyen d’arbitrer rapidement :
Où activer ?
Quels établissements prioriser ?
Où la marque est-elle sous-distribuée ?
4. Parce que les POS deviennent un nouveau média
Les solutions comme Venue Activation permettent désormais de pousser des offres, défis ou conseils directement dans la caisse du restaurateur, sans visite terrain.
C’est une petite révolution silencieuse :
activation géociblée,
impact mesuré en temps réel,
communication directe marque → établissement.
Les marques peuvent enfin sortir du dépliant papier et entrer dans une logique digitale, mesurable et personnalisée. Un outil qui renforce la relation client et permet aux restaurateurs de vendre plus facilement
.
Comment la Horeca data transforme le quotidien des restaurateurs
Imaginez un restaurateur parisien dont la terrasse cartonne tout l’été.
Il vend beaucoup de cocktails, mais ne sait pas quels sont les plus rentables, ni comment se positionnent ses prix par rapport au marché.
En analysant ses données via Fyre :
Il découvre que son cocktail best-seller a un ratio de marge trop faible.
Il augmente son prix de 0,50 € sans impacter la demande.
Il identifie deux “poids morts” qui prennent de la place sur la carte.
Il compare ses prix au benchmark national.
En quelques semaines, il gagne +10 à +12 % de rentabilité.
Tout cela sans tableur, sans prise de tête, sans analyse complexe. Juste en lisant ses propres données, rendues intelligibles.
Comment la Horeca data transforme le travail des industriels
Pour les marques, la data Horeca devient une arme stratégique :
Comprendre où se trouvent les opportunités de croissance (régions, segments, types de consommation).
Cibler les bons établissements au bon moment.
Mesurer enfin l’impact réel d’une activation.
Construire un langage commun avec les équipes terrain.
Les anciennes données étaient lentes, peu fiables et limitées à un reporting mensuel.
En 2026, les industriels exigent :
du quotidien,
du granulaire,
du personnalisable,
et la capacité d’agir immédiatement.
C’est exactement le pas de géant qu’apportent les nouvelles plateformes comme Fyre, avec une visibilité outlet-level, un panel représentatif à grande échelle et un accès direct aux POS.
Conclusion, ce qu'il faut retenir !
La Horeca data est en train de devenir la colonne vertébrale du foodservice.
Les restaurateurs y trouvent un moyen simple d’améliorer leur rentabilité.
Les industriels y trouvent une compréhension enfin claire du marché.
Et l’ensemble du secteur entre dans une ère où les décisions sont plus rapides, plus précises et plus mesurables.
En 2026, ceux qui savent lire la data prendront l’avantage.
Ceux qui savent l’utiliser… le garderont.







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